Chauffage : règles de sécurité et d'entretien  Au coeur de la saison hivernale, le chauffage est devenu incontournable dans tous les logements. Un « colocataire » qui peut s'avérer dangereux, si les règles de prudence ne sont pas respectées. Voici les bons réflexes à adopter. Respect de la réglementation Au-delà du bon sens, entretenir ses installations de chauffage est d'abord une obligation légale, inscrite à l'article R113-31 du Code de la construction et de l'habitation. Cette disposition, relative aux entrées d'air et aux systèmes d'évacuation vers l'extérieur des produits de combustion, précise : « l'entrée d'air permanente et le système d'évacuation sont conçus et entretenus de manière à permettre le bon fonctionnement des appareils ». Le saviez-vous ? En France, sur 12 millions de chaudières, 3,5 millions ont au moins 20 ans. Source : Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe)
FréquenceLa bonne fréquence, pour assurer l'entretien d'une chaudière, est d'au moins une fois par an. Attention : l'opération doit être réalisée par un professionnel (de préférence respectant la norme Afnor), cet « examen » annuel étant à différencier de l'entretien courant, dont les principes sont inscrits dans les notices des appareils installés. Parmi les éléments auscultés, le brûleur fera l'objet d'une attention toute particulière. L'entreprise mandatée pour nettoyer votre chaudière effectuera par la même occasion les contrôles et réglages nécessaires à son bon fonctionnement. Opérations qui s'avèreront utiles pour réduire la consommation de l'équipement, mais aussi ses éventuels rejets (suie, CO2 voire monoxyde de carbone). ContratPour ne rien laisser passer et respecter tous les délais en matière de contrôle, mieux vaut souscrire un contrat d'entretien avec un professionnel de l'entretien des chaudières. Outre les vérifications normales (nettoyage, vérification brûleur, réglages...), il assure aux usagers un service de dépannage rapide en cas de dysfonctionnement, mais aussi la possibilité de bénéficier de pièces détachées correspondant à l'équipement, le tout conférant longévité à l'installation et sérénité aux habitants du logement. RamonageComplémentaire au contrôle annuel, le ramonage est lui aussi fondamental, suivant au moins la même périodicité. Réflexe particulièrement recommandé : les conduits de fumée obstrués peuvent être à l'origine d'une intoxication très grave au monoxyde de carbone (voir encadré). VigilanceAu quotidien, chacun doit inspecter régulièrement sa chaudière, de façon à y détecter d'éventuelles fuites, en manoeuvrant la robinetterie, ou en repérant les signaux d'alerte : de la rouille ou des traces de coulures brunes sur les conduits métalliques, ou encore des fissures ou des taches brunes le long d'un conduit en maçonnerie. Enfin le mot-clé, en matière de prévention, c'est l'aération. Les entrées d'air, obligatoires dans les locaux contenant une chaudière, doivent être dégagées en permanence. De façon générale, aérer quotidiennement chaque pièce d'un logement au moins 10 minutes est un geste de sécurité simple et indispensable.
Monoxyde de carbone, le gaz qui tue. Lorsque la combustion du gaz naturel, du charbon, du fioul, du propane, de l'éthanol ou encore du bois est incomplète, un gaz toxique se dégage : il s'agit du monoxyde de carbone (CO). Ce gaz incolore et inodore, mortel, se diffuse rapidement dans l'atmosphère et figure ainsi, tristement, en tête des principales causes d'intoxications domestiques. Selon les informations fournies par le système national de surveillance, piloté par l'Institut de veille sanitaire (Invs), 5000 personnes sont victimes chaque année d'une intoxication au monoxyde de carbone. 1000 d'entre elles sont hospitalisées, 100 décèdent. Et ce type d'accident peut laisser des séquelles à vie. Les symptômes : vertiges, pertes de connaissance, maux de tête, nausées, confusion mentale, impotence musculaire, troubles cardiaques ou respiratoires, voire coma. Seul moyen de prévention : respecter scrupuleusement les règles d'entretien des appareils de chauffage. |